Georges Humbert... Quelle est la prison bombardée en 1944

Aller en bas

Georges Humbert... Quelle est la prison bombardée en 1944

Message par Frédéric H le Jeu 5 Oct - 14:15

On sait que Georges Humbert est décédé lors d'un bombardement dans une prison françaises en 1944. Il n'y a guère que trois d'entres elles qui on subi un tel événement:

La maison centrale de Poissy. 30 avril 1944 une possibilité
https://prisons-cherche-midi-mauzac.com/des-prisons/la-mutinerie-du-11-juin-1944-a-la-maison-centrale-de-poissy-13371

À la date du 30 avril 1944, vers minuit, une bombe était tombée sur un des bâtiments de la Maison Centrale et avait fait 44 victimes, 23 morts et 21 blessés.

La maison d'arrêt de Mantes. 7 mai 1944 qui semble le mieux correspondre quand au type de détenus
http://mantes.histoire.free.fr/items/fichiers/1208.pdf

Le drame de la maison d’arrêt. 7 mai 1944.
Il convient, dans ce récit, de faire un sort spécial à la disparition de la
prison, qui constitua l’événement le plus dramatique de cette dramatique
destruction d’une partie de la ville.
Et d’abord! Tous ceux qui écoutaient la radio de Londres se souviendront
de l’insistance avec laquelle elle demandait aux habitants des points
menacés, à ceux dont la demeure ou le lieu d’occupation étaient situés à
moins de 500 mètres de ce qui pouvait constituer un objectif, de faire l’impossible
pour le quitter. Ce qui, d’ailleurs, n’était pas souvent réalisable.
Pour Mantes notamment, presque toute la ville aurait dû être évacuée!
Or la prison de Mantes, à vol d’oiseau, était située à moins de
100 mètres du pont de Mantes! Pourquoi alors, malgré le risque énorme
qu’elle courait, l’avoir ainsi bourrée de prisonniers?
En temps ordinaire son effectif n’était guère important. En ces années
de restrictions, il était plus élevé; les infractions aux ordonnances du ré-
gime conduisaient facilement à la maison d’arrêt des gens qui ne s’étaient
rendus coupables que du «délit» de tentative d’assouvir leur faim ou
d’avoir favorisé ce «délit ».
Triste exemple: Quelques minutes avant le
bombardement, un gendarme de la brigade de Mantes amène à la maison
d’arrêt un homme pris en charge à la brigade d’Ecquevilly. Il a quelques
jours de prison à tirer parce que, dans un champ, il a volé trois ou quatre
choux-fleurs! Eh bien! c’est un condamné à mort qui vient de franchir le
seuil de la geôle!
L’établissement comptait au jour du bombardement 80 détenus, plus
18 femmes, la plupart condamnés à des peines de prison pour des délits
peu graves de droit commun, et 125 détenus venus de la maison centrale
de Poissy. À ces chiffres s’ajoute le personnel pénitencier renforcé pour la
circonstance. Ce contingent de détenus avait été envoyé à Mantes, surtout
pour le déblaiement des décombres résultant du bombardement du 7 mai
et aussi pour la réparation des voies de chemin de fer, et autres chantiers,
travaux constituant une corvée à laquelle les Mantais répugnaient, malgré
les menaces de l’occupant. D’ailleurs cette organisation de chantiers exté-
rieurs à la prison, avait été instituée en 1942 par le gardien-chef, en accord
avec l’Administration centrale. Elle permettait un ravitaillement plus facile,
surtout en faveur des prisonniers affectés aux travaux agricoles.
Bien que gardés par des policiers, par le personnel pénitentiaire et des
douaniers envoyés en renfort, un certain nombre des prisonniers de Pois-
sy réussirent, ce qui est pour cette catégorie de détenus, le rêve constant, à
«faire la belle», ou, pour employer une image plus connue, «à prendre la
fille de l’air ». De ce fait l’effectif variait et Poissy comblait les vides au fur
et à mesure.
«Certes la prison, dit un rapport daté du 10 juin 1944, donc postérieur
au bombardement et consécutif sans doute à une demande d’explications,
est un ouvrage de construction solide, avec des murs d’une épaisseur
moyenne de 90 centimètres, il n’était donc pas téméraire d’en conclure
que ses caves voûtées, en pierres de taille, paraissaient pouvoir résister
partiellement, aux effets d’un bombardement. La sévérité de celui qu’elle
dut subir fit qu’il n’en fut rien.
Deux caves servaient d’abris lors des alertes, l’une pour les hommes,
l’autre pour les femmes.
Le bâtiment fut atteint directement par des bombes de 2 000 kg, dit-on.
Trois ou quatre tombèrent autour. Ces bombes n’éclataient que quelques
secondes après leur pénétration dans le sol, ce qui eut pour effet de desceller
en quelque sorte, de soulever le bâtiment qui s’écroula en d’énormes
blocs. Il y eut 17 rescapés, et chose curieuse, c’étaient des détenus qui
n’avaient pu encore gagner leur cave! Un autre, épargné lui aussi, dut son
salut au fait qu’il était resté tout en haut du bâtiment, dans la cellule dé-
nommée depuis le séjour du célèbre et triste personnage entre ses murs:
«la cellule à Landru». Il put arriver au sol, porté dans un bloc de maçonnerie,
sans une égratignure! Son premier souci fut d’aller se constituer
prisonnier à la gendarmerie de Mantes où, pendant son séjour et en attendant
soit transfert, il fut occupé à la popote des gendarmes.
Dans les ruines de l’établissement où au moins 200 personnes ont péri,
de nombreux corps sont inidentifiables, car il s’agit là plutôt de débris humains.
De ces débris, on en retrouvera d’ailleurs en suspension aux
branches des arbres du quai de la Tour, dans les Jardins, les voies et les
maisons d’alentour. Pendant quelques heures, à la prison, on entendit des
appels, des gémissements, puis peu à peu ce fut le silence, le lourd silence
de la mort…

La maison d'arrêt d'Amiens. 18 février 1944 La moins probable

Suite à l' Opération Ramrod 564 faussement appelée "Opération Jéricho"

https://fr.wikipedia.org/wiki/Op%C3%A9ration_J%C3%A9richo
Video
https://www.youtube.com/watch?v=9oNfT0MoD-E
avatar
Frédéric H
Admin

Messages : 59
Date d'inscription : 28/09/2017
Age : 57
Localisation : Bretagne

Voir le profil de l'utilisateur http://clan-humbert-paris20.forumactif.com

Revenir en haut Aller en bas

Revenir en haut

- Sujets similaires

 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum